Journal de bord

Jours 34 à 40 – la guérite du douanier

Il est venu le moment de partir. Avant, je suis montée jusqu’à la guérite du douanier et j’ai regardé le chemin parcouru ; jour après jour, s’est distingué de mieux en mieux, ses contours, ses couleurs, ses reliefs.

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Jours 29 à 33 - soulèvement

Quand, dans la chaleur d’un jour de mai, je reprends la route de ma table d’écriture à la maison du littoral, il me semble que les mots se renversent, changent de direction, et comme un bateau qui dessale en pleine mer se remplit d’eau, parvient jusqu’au bord de la page de nouvelles expériences

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jours 27 et 28 - dans le sillon du palindrome

J’ai voulu, contre le vent et coûte que coûte, poursuivre l’avancée, alors j’ai penché mon corps vers l’avant, couvert mon visage de mes mains, fermé mon anorak et à travers les flots, mes mots, jusqu’aux plus doux, me sont revenus, comme des boomerangs en pleine figure

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Jours 24, 25 et 26 - Derrière le rocher, la suite

Nous plongeons dans les mémoires de Trestraou attablé.e.s au restaurant La Suite et c’est un brelan de reines qui s’aligne sur les tables de jeu et dans les pages où mémoires d’ici oscillent entre casino et mer déchaînée, entre demeures majestueuses et constructions modernes, entre vallons et horizon, entre vues du dessus et vues depuis la mer,

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Jours 19, 20, 21, 22 et 23 - les strates

Les jours passent, le temps de l’écriture s’étire et chaque matin, le rythme est lancé, l’habitude prise, je retourne à ma page ; ligne après ligne, je retouche, je supprime, j’affine et le paysage m’apparait soudain précisément à l’image d’un texte en construction.

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Jour 18 - Le ciel est dans la mer

Au bout du plongeoir et à l’heure où le soleil se couche sur la mer tranquille, il s’en passe des choses. Dans le reflet, l’envers du monde se remplit d’inattendus, laisse entrevoir le changement ; et soudain, ça bascule, le haut est en bas et le bas est en haut, à faire perdre la tête.

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Jour 17 - paysage intérieur

Se promener le long de son littoral intérieur, suivre les signes qui indiquent le chemin de grande randonnée et entrevoir les contours du corps, découpés, parfois acérés, y balader ses pensées, vagabonder en soi et sortir de temps en temps des sentiers attendus.

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Jour 16 - par les temps qui courent

Par les temps qui courent, il fait parfois bon de rester au chaud, sous une bonne couverture de laine, par les temps qui courent, il fait parfois bon de ne plus rien faire d’autres que d’aligner les mots, reprendre le projet, cesser de le tourner dans tous les sens et seulement laisser intuitivement les doigts filer sur le clavier, et comme seuls compagnons, admettre dans sa salle de travail thé et chocolat.

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Jours 14 et 15 - Voir loin

Me voilà de retour, de retour à la maison et j’arpente déjà pages et paysage, je retrouve les roches et les mots, les sentiers et les idées. J’ai comme une envie de plonger, de m’atteler, d’approfondir, de percer les secrets ; j’entame le deuxième tiers de mon bout de chemin ici et il a débuté dans le petit salon chaleureux de la résidence Domitys.

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Jours 12 et 13

Il y a une lumière toute spéciale au large, elle donne à la mer un aspect brillant, alors qu’à l’est, elle devient turquoise et face à moi, plein nord, son bleu s’intensifie. Les nuages entrent en jeu sur la grande scène, ils défilent, regroupés, solidaires, ne cherchent à faire qu’un et le petit coin de ciel bleu persiste.

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Jours 10 11 - Mémoires de quartier

La houle est forte sur Trestraou, le silence de l’écriture s’installe et sur la scène du Palais des congrès, le spectacle est total ; il n’y a plus que le bruit des vagues, et à travers l’immense mur vitré, je les vois, elles sont immenses. Il me semble même qu’elles pourraient nous engloutir

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Jour 9 - A la maison

Parce que je suis au chaud à la maison, je peux rêver de me lover dans chaque creux de vague, imaginer l’embrun me recouvrir en entier, retirer mon bonnet et mon écharpe, parce que je suis au chaud à la maison, je peux abandonner les résistances, apprécier l’odeur des plats qui mijotent dans la cuisine, être la dernière à partir puisque j’en ai les clés

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jour 8 - Le jour s’est levé sur Ploumanac’h

Le jour se lève sur Ploumanac’h. La mer a encore son air sombre de la nuit, encore aucun marcheur, aucune marcheuse à l’horizon. Le ballet des phares termine son numéro, laisse la place à la lumière du jour, au rose, au bleu, au jaune, au blanc, au doux.

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Jour 7 - pleins feux sur Perros-Guirec

Cette nuit, le port de Perros s’est vidé ; c’est ce que j’apprends lors de mon petit tour matinal au marché de la rade. La mer est tranquille, haute, le soleil fait son apparition au-dessus de Louannec, et rien ne semble troubler l’atmosphère paisible de ce lever du jour

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Jour 6 - les gardes veillent

A l’instant même, je suis toute seule dans la maison du littoral et j’entends le vent s’engouffrer et le bois craquer, je suis seule et partout pourtant, je sens la présence du vivant. L’équipe de gardes du littoral est sur le terrain.

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Jour 5 - les nouveaux horizons

J’ai longé la côte, toute la côte. J’ai laissé défiler les paysages, précisément le littoral, je l’ai laissé sur ma droite tout le long du trajet et j’ai longé les côtes perrosiennes, découpées.

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Jour 4 - C’est reparti les couleurs

Coquillages et crustacés
sur l’estran joyeux
on y voit deux marcheurs
les mains sur le haut du front
ils se protègent du soleil d’automne.

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Jour 3 - Contre le vent

Je suis entrée à la maison, celle qu’on appelle la maison du littoral, je me suis installée à ma table d’écriture, c’est quelque chose d’être là, ce n’est pourtant pas la première fois que je fais face à cette vue-là, c’est loin d’être la première fois et pourtant. Pourtant c’est quelque chose d’être là.

 

 

 

 

Crédit photo : Pauline Guillerm

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Jour 2 - Automne

 Envie de
photographier goûter voir toucher sentir
envie de tout
et tout le temps
ne pas rater louper casser.

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Jour 1

Le vent souffle. Le bruit est sourd. L’air s’infiltre.
La mer commence ici
c’est ce qu’indique le petit panneau d’affichage dans le bureau du garde du littoral.

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Que faire à Perros-Guirec ?


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